pas de ‘the’ ni de d’apostrophe avant le ‘s’, merci
1990s // Cookies
Rough Trade
lundi 11 juin 2007, par
T’en as marre des Franz Ferdinand et autres Arctic Monkeys ? Tu voudrais t’aérer les méninges, mais toujours écouter la même musique ? Pas de problème ! La solution du jour s’appelle 1990s et semble bien partie pour faire parler d’elle une fois qu’elle aura sévi en radio et, surtout, sur scène !
Juste après l’aventure Yummie Fur, Jackie et ses deux comparses se sont retrouvés à accompagner Damo Suzuki pour certaines dates de concert. Et on s’est rendu compte qu’on aimait bien jouer ensemble, avance-t-il. On avait donc déjà joué ensemble avant la formation du groupe, mais jamais sous le nom de 1990s. Et de composer ces chansons à la limite de l’anachronisme, tant les paroles rappellent celles des débuts du rock n’ roll, quand des jeunes gars louaient les bienfaits des soirées, des filles, de l’alcool et, parfois, de la drogue. Je ne pense pas qu’on ait été influencés par ces groupes, me dit Jackie. Mais quelque part, on écrit la musique de la même manière qu’ils le faisaient alors. Et c’est chouette de revenir à ce genre de paroles. Ce sont des textes très joyeux. On n’écrit pas des chansons tristes parce qu’on n’est pas tristes sur scène. Notre musique ressemble la relation qu’on a entre nous : on rit beaucoup, on s’amuse beaucoup et on écrit donc des chansons qui reflètent ça. Les trois derniers morceaux (et plus particulièrement la fin de "Weed" et, surtout, "Situation") se distinguent pourtant du reste de l’album par une structure plus « progressive » et une humeur quelque peu différente. On a fait attention à ne pas dire douze fois la même chose sur le même album, m’assure Jackie. "Situation" en est l’exemple le plus extrême. Il est plus libre. Et quand on le joue sur scène, une fois qu’on a mis le chant de côté, on peut se lâcher totalement sur la musique. "Weed", de son côté, est certainement mon morceau préféré. C’est vraiment chouette de le jouer. Quant à "Arcade Precinct", avec ses « lala lala lalalalaaa » aux accents faussement naïfs, et dont je comparais le début à celui de "Wild Thing" des Runaways (à moins que je ne trompe carrément), il apparaît que le morceau a été écrit pour sonner comme la B.O. de Billy the Kid par Bob Dylan. Et des Japonais, par contre, m’ont dit que ça leur faisait penser à Lily Allen !, me confie à nouveau Jackie. De quoi se poser des questions.
Toujours est-il que voici enfin les 1990s lancés dans une première véritable tournée sous leur propre nom, et non plus comme première partie. On l’a toujours fait pourtant, même si on ne ramenait pas autant de gens, confie Jamie. Et Jackie de surenchérir : C’est pas très intéressant de jouer en première partie. La plupart du temps, les gens ne veulent entendre que le groupe en tête d’affiche, pour lequel ils ont généralement payé un ticket assez cher, et ils se foutent complètement de la première partie. Jouer sous son propre nom, c’est différent, mais ce n’est pas facile à faire non plus quand on n’a pas d’album à promouvoir. On verra d’ici deux semaines comme les gens réagiront. L’interview se termine sur cette note entre rire et porte ouverte sur un futur encore incertain qu’on imagine, et espère, fructueux en nouveaux morceaux aussi sulfureux que ceux pondus sur Cookies.
A visionner, le clip de See you at the lights.
Voir en ligne : 1990s
P.-S.
1990s sera au festival de Dour le dimanche 15 juillet 2007
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