A Whisper in the Noise
lundi 19 mars 2007, par
Mais quel est donc ce groupe "inconnu", encensé par Steve Albini, et qui se présente sous une sorte d’imagerie légèrement Burtonienne et parfois un peu limite ? Et puis quelle est cette musique, surtout, qu’il pratique avec un sérieux à faire grincer les dents de peur bienfaisante ? Qui est donc ce West Thordson, élément premier d’un univers vaste, dru et crêpu à souhait ?
A vrai dire, je me fiche pas mal de toutes ces réponses. Je ne m’occuperai ici que de musique. Celle de A Whisper in the Noise. Celle qui, pour le moment, me fait pas mal bavarder avec mes rêves les plus profonds. Celles qui m’endort et me réveille avec la même gravité. Car un groupe qui vous surprend avec une reprise réussie de Bob Dylan (The Time They are a Changing, sur As the Bluebird Sings) ne peut certainement pas sombrer dans l’inanité musicale.
Un morceau comme Anymore, sur l’album homonyme ( A Whisper in the Noise , enregistré par Steve Albini), où le piano se répend calmement avant de nous perdre dans un clavier distordu et une batterie au calme apaisant. Ou The Tale of Two Doves qui, en ouverture de As the Bluebird Sings , raconte la mort de l’amour dans une atmosphère à la croisée d’un Tom Waits et du Black Heart Procession première période. De albums cousus de violoncelles et violons, aux instruments éthérés et venteux, et une voix dont on ne reconnaît jamais la fonction première : nous réconforter ou, au contraire, nous détourner vers une sorte de malaise étrange.
J’écoute donc ces deux albums en continu depuis leur réception. A Whisper in the Noise et As the Bluebird Sings me guident pour l’instant vers un concert que peu de gens attendent. Mais dont beaucoup parleront.
Par ici, le clip de The Tale of Two Doves.
Voir en ligne : A Whisper in the Noise