Eloges
Amen Ra + Envy
samedi 3 novembre au VK
mercredi 14 novembre 2007, par
Il doit y avoir 8 ans que je n’ai pas remis les pieds dans cette salle. Surprise, presque rien n’a changé. Le quartier est toujours aussi crade, mais c’est accueillant. Vu l’affiche, on est déjà hyper chaud. Juste le temps de s’acclimater un peu, la salle n’est éclairé que de lumière réfléchie par les facettes, on ne distingue pas les visages, juste des silhouettes. 250 maximum, ça laisse de l’air.
Amen ra entre en piste, toujours dans une forte pénombre, la suite allait encore s’assombrir. Tout le concert se déroule à la seule lueur des images malsaines projetées à l’arrière plan. Des images diffusées au ralenti de sorte qu’on s’en imprègne jusqu’à la moelle. Du reste, Amen ra enchaîne ses morceaux sans broncher, avec la puissance qu’on leur connaît. Il y a des nouveaux titres, vraiment puissants et je prends un pied incroyable sur l’énorme riff de « The pain. It is shapeless. ».
On est coincé au bar pour le ravitaillement quand ENVY laisse retentir ses premières notes. Ca traîne un peu, on se grouille et à peine dans la salle, le son explose, je sursaute et laisse tomber mon gobelet. Dingue. Je me suis laissé attraper en 10 secondes pour ne plus décrocher. C’est mélodique et plaintif, ça donne envie de serrer les dents. C’est terriblement prenant. Ni les moments d’accalmie, ni ceux qui font vibrer les organes ne sont prévisibles, seul le chanteur reste impassible, au milieu de tout. Des nouveautés au programme aussi annoncent clairement un nouvel album encore meilleur que le fameux « Insomniac Doze ». Des concerts comme ça j’en redemande, comparé à la décevante soirée post rock de l’Ancienne Belgique jeudi dernier. Le concert s’achève aussi fort qu’il a commencé par un morceau fulgurant de dix bonnes minutes, complètement sur les genoux, je me suis demandé où j’étais…