En concert

Birdy Nam Nam

à l’épicerie musicale à Fezin (Lyon)

mercredi 22 novembre 2006, par emil

Faiaiaiaiaiaites du bruit ! Vous êtes fatigué ? Le concert vient de commencer et la battle s’engage déjà. Juste avant, des gens formaient une énorme file devant l’entrée, ce soir les quatre dj’s jouent à guichet fermé. Des gens motivés puisque le concert à lieu dans un petit patelin à la périphérie de Lyon, juste à côté des complexes d’usines pétrochimiques de Lyon.

Bon, nous on a eu du bol, on avait des entrées. On est un peu en retard, on entre vite : le premier morceau est terminé, toutes les mains sont déjà au ciel pour acclamer les dieux vivants de la turntable ! Oscillant entre démonstration, technique, et sens de la construction, on peut dire que le quatuor sait y faire. Il passe d’un genre à l’autre, rebondissent sans jamais diminuer l’intensité du concert. D’un instrument à l’autre aussi, puisque les dj’s enchaînent à tour de rôle la batterie, la guitare, la basse et tous les autres petits bruits, sons et samples venus d’on ne sait où ! On a l’impression qu’ils maîtrisent chaque instrument dans leur entièreté. Yops un solo de guitare, un petit coup de piano par là, une impro percussion par ici. Ça cartonne, y’a rien à dire.

On a très vite droit à un too much skunk tonight (ce qui est valable pour l’entièreté de la salle…) et puis tout va très vite. Les morceaux défilent, l’éclairage est dégueulasse et ça fait mal aux yeux. J’allais presque décrocher pour le bar quand une vague de chaleur sonore me titille le tympan. Un quatuor jazz vient de débarquer sur scène. Là je prend ma claque ! Les musiciens sont des bêtes, le mélange fonctionne parfaitement, je deviens fou et hurle à la fin de chaque morceau. La folie. Trop vite les musiciens s’éclipsent, mais la fin des hostilités n’est pas proche…

C’est clair que quand on a pas l’habitude de voir des dj’s en concert, s’en taper quatre d’un coup et en l’occurrence les quatre meilleurs du moment, c’est plutôt une bonne opportunité. Surtout quand vient le moment des solos. Passage obligé en quelque sorte. Dj Pone attaque le premier, on a déjà compris, ils vont nous en mettre plein la tronche en relançant à chaque fois le fameux « faites du bruit !! ». Crazy B nous lâche un bon gros son techno tandis que Need balance une douce et jolie voix dans un fouis de scratch et de « boum/tchak/boum/tchak ». Le dernier se fait le plaisir d’être accompagné par les musiciens et nous sort un solo de scratch hallucinant ! Une véritable petite histoire à la façon de la trompette de Louis Amstrong.

Pour la première fois, la platine m’est apparue comme un véritable instrument. Ou plutôt le regroupement de tous les instruments. J’ai appris aussi que les gars qui sont derrière doivent avoir un sens de l’écoute hors du commun, ce qui fait des quatre Birdy Nam Nam des musiciens hors pair.

Concert vécu avec : Laurence, Milouze, Damien & Claude

Voir en ligne : http://www.birdynamnam.com/

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