COMPTE RENDU Route du Rock collection Hiver #2
mercredi 11 avril 2007, par
Comme d’habitude avec la Route du Rock, nous avons droit à une programmation pointue dans les Genres electro, rock et pop. Cette deuxième édition montre que l’idée de la collection d’hiver n’était pas juste un coup d’essai mais le resultat d’une réelle envie de se retrouver 2 fois par an. Et le public répond présent puisque cette édition aura été quasi sold out. On retrouve beaucoup de visages connus, les habitués de l’edition estivale entre autre. Les adeptes de l’adage "pop is not dead" sont venus des 4 coins de la Bretagne et un bon nombre de Parisiens sont "descendus" ; quelques étrangers aussi, Anglais notamment.
C’est à Saroos d’ouvrir le festival, leur set ne s’avère pas très convaincant et ne me donne pas envie d’être plus curieux. J’arpente donc les lieux en attendant la venue de Sophia. Groupe dont j’ai bien apprécié le dernier album "Technology won’t save us". Je m’attends donc à être conquis par leurs mélodies sombres et enivrantes. Le groupe nous offre un concert en demi-teinte, n’arrivant pas toujours à capter l’attention du public. Il a fallu attendre la fin pour comprendre qu’ils n’allaient pas en rester là. Le concert se clôt en apothéose par un final puissant et répétitif, les musiciens nous achèvent avec des salves de riffs et larsens, hypnotisant et jouissif !
Vient ensuite le concert du groupe le plus attendu du festival. Les Anglais de Clinic et leur univers si particulier. Le concert a eu l’air de mettre tout le monde d’accord et pour cause c’était tout bon ! Leurs titres paraissent moins oppressants que sur album mais la magie du son Clinic fait bien son effet. Les costumes de chirurgiens et chapeaux haut de forme compensent le peu de présence scènique. Beaucoup de titres du très bon dernier album, juste dommage que certains titres plus anciens n’aient pas été joués.
Clinic
C’est aux Ricains de The Blood Arm de cloturer cette soirée. Si le groupe n’a pas vraiment convaincu par sa prestation musicale il a eu le mérite de mettre l’ambiance et de décrisper un public qui ne demandait que ça. Le chanteur est un sacré entertainer et est plutot marrant dans son genre. Son show compense la faiblesse de pas mal de morceaux. En effet, s’il est clair qu’ils ont 2, 3 hits dans leur playlist, les autres morceaux ne sont pas du même acabit. The Blood Arm
Le lendemain après midi, Shanonn Wright joue dans un Palais du grand Large quasi complet. Elle est seule et alterne compositions au piano et à la guitare. L’ambiance très intimiste ne fait qu’accroître l’émotion créée par sa voix. Assis, il n’y a qu’à fermer les yeux, ses mélodies accompagnées de sa voix triste font le reste, émotions garanties. Dur de ne pas se sentir touché par ce concert. Le soir à l’Omnibus, j’arrive pour la fin du set de Working For a Nuclear Free City. Je suis un peu vert, ça avait l’air pas mal du tout ! L’écoute de leur album m’avait vraiment donné envie d’en voir plus. Tant pis !
Vient alors le concert de Low, se pose alors le problème de mon état de fatigue avancé ! Eh oui très dur de suivre un concert aussi mou quand Morphée vous tend les bras ! Low a séduit son public, c’est le principal. Perso je retiens la tension qui s’en dégageait, un chanteur guitariste sur le fil. Low
Paula Frazer commence à jouer, là je comprends que je ne vais pas suivre ce concert. J’en profite donc pour converser avec des connaissances et boire une petite mousse... Enfin Adam Kesher entre en scène et là tout s’anime, le public se réveille (les filles surtout !). Ces Bordelais assurent bien, ils ont le look rocker arty mais pas seulement.
Leur "dance rock" s’avère très efficace et communicatif. Ils ont su cloturer cette soirée sur une note excitante. Adam Kesher
Voilà, en somme une bonne édition pour ce que j’en ai vu, la soirée du samedi un peu "limite" mais on comprend quand on sait que certains groupes désirés n’ont pas pu être de la partie.
Voir en ligne : La Route Du Rock

