Dance Hall

Erase Errata

vendredi 13 juillet

mercredi 20 juin 2007, par Yannick

A lire partout que ces furieuses font du post-punk, on entend d’ici voler en éclats la paix des ménages rock. En cause, la sémantique du "post (punk)" bien sûr ! Alors que ce terme se paye des croupières dans les cargaisons de néologismes (post moderne, post hardcore etc.) qui débarquent de partout, il demeure, aux oreilles de bien trop de monde, désespérément accolé à une définition étriquée du post-punk. Suffit qu’un quarteron guitare/basse/batterie/chant débarque avec une pop chahutée accusant un millésime d’une vingtaine d’années dans les veines pour que l’adjectif tombe du ciel comme un couperet. De 77 à 84, y a pas longtemps, entre Londres et New York, que ce soit par avion ou via les ondes, y a pas loin, mais d’une ville à l’autre rien n’est parfois plus pareil. Le post punk dont on cause ici est une séquelle jouissive de cette micro scène baptisée no wave à l’aube des ’80’s. Des groupes aussi météoritiques (DNA, ESG, Lydia Lunch...) qu’intransigeants, talonnés par une bande d’insoumis un rien plus fréquentables (Feelies, Sonic Youth, Swans...) qui eux, n’allaient pas tarder à faire leur trou. A les fourguer quelque part, ces petites sœurs des défuntes Sleater Kinney défendent allègrement leur place parmi les Liars, Le Tigre (all women band notoire) et autres Black Dice, frères et cousines (libertaires) d’esprit plus que de son. Ces sympathiques harpies (avec leur air d’étudiantes attardées) signées sur l’excellente maison Kill Rock Stars sont cependant en mesure d’éteindre la fréquence boucan à tout moment comme sur le mini album "roots" partagé de la chanteuse guitariste Jenny Hoyston et du goguenard W.E Whitmore ("Hallways Of Always").

Voir en ligne : Erase Errata

P.-S.

Album : "Nightlife" chez Kill rock Stars.

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