marianne faithfull est

Irina Palm

Bouleversante même au centre d’un scénario trop faible

vendredi 18 mai 2007, par Adri

Une grand-mère devient hôtesse dans un sex-shop pour payer le traitement dont a besoin son petit-fils, Olly, dans un drame social réalisé par le Belge Sam Gabarski.

Olly semble condamné. Si ses parents ne l’emmènent pas en Australie, où est dispensé le traitement de la dernière chance, il ne fêtera pas son prochain anniversaire. Toute la famille est découragée. Prête à imploser. A baisser les bras. Mais en rentrant chez elle, Maggie (Marianne Faithfull) trouve une solution pour gagner de l’argent : jouer du poignet.

Elle se présente dans un sex-shop où une hôtesse est recrutée. Et obtient le job, grâce à la douceur de ses mains. Commencent alors plusieurs semaines d’un boulot dans lequel on ne l’attendait pas : à travers une paroi sordide (made in Japan), elle branle des hommes. Qui semblent apprécier l’expérience de Maggie, dorénavant appelée Irina Palm : une file attend chaque soir devant sa cabine qu’elle décore avec énormément de bonne volonté. A tel point que Mikki (Mikki Manojlovic), le gérant du club, ne veut plus se passer de ses services.

L’idée de départ est magistrale : soulever la question de savoir jusqu’où une femme peut aller pour sauver un enfant de son sang. Et Marianne Faithfull prouve tout son talent d’actrice dans la prestation. Le Figaro a raison quand il parle d’aristocratie naturelle. La chanteuse est désarmante dans son rôle, : Maggie arrive, même forcément gauche, à se montrer terriblement fière de pouvoir sauver Olly. Et à renvoyer le mépris à ceux qui ne la regardent plus.

Mais le scénario, assez simpliste en fin de compte, diminue la force de frappe d’Irina Palm. Il s’embarasse de détails (les amies bourgeoises de Maggie qui la snobent, la jalousie d’une collègue d’Irina Palm,...) qui font qu’au final, on aurait préféré voir un court-métrage centré sur les protagonistes principaux. A la hauteur de leur rôles.

Rubriques

Dans la même rubrique