BIFFF, le 11 avril 2007
Jour VII : Vous osez encore prendre le métro ?
End of the linen de Maurice Devereaux
lundi 16 avril 2007, par
Parfois, toute la qualité d’un film tient à son absence de prétention. C’est le cas de End of the line, variation bon enfant sur le thème des zombies. Allant droit à l’essentiel, le réalisateur canadien Maurice Devereaux ne s’embarrasse pas de détails inutiles et préfère se concentrer sur l’action : que se passe-t-il quand on se retrouve coincé avec des inconnus dans le métro, en train d’essayer d’échapper à une bande d’intégristes catho fermement décidés à « sauver » les gens qu’ils croisent ? Pas besoin de creuser le profil psychologique des personnages : ils n’auront même pas le temps de faire connaissance avant de mourir bêtement. C’est cet aspect presque aléatoire qui fait la force du film, et lui donne un réalisme ancré dans la banalité la plus crasse – absence de solidarité, petites lâchetés. Tout ça pourrait nous arriver, n’importe quand, peut-être après le film en rentrant chez soi. Et voilà le petit tour de force réalisé sans en faire des tonnes : l’horreur est crédible, terriblement familière.