Marissa Nadler // Songs III : Bird on the water
Peacefrog Records
jeudi 5 avril 2007, par
Quelque part, parmi le ciel étoilé, débarque un ange répondant au nom de Marissa Nadler. On aimerait commencer l’histoire par ces lignes, tant la voix claire de cet ange nous enchante, et même nous berce, par ce ton envoûtant et prenant. A l’écoute des mélodies et de cette atmosphère particulière, on s’interroge surtout sur la personnalité de cette chanteuse : qui est Marissa Nadler ? Marissa est une singer-songwriter américaine de tout juste 26 ans, qui défend ici son troisième album. Défendre n’est sans doute pas le terme approprié car il ne s’agit point de rock rentre-dedans, mais de ballades folk à l’ambiance quasi-spirituelle, croisement entre Simon and Garfunkel et Jeff Buckley en acoustique, avec quelques influences venues d’Irlande et des chants liturgiques. Les sources d’inspiration sont nombreuses, mais on retiendra avant tout la particularité vocale de cette chanteuse, fort proche de la peu connue Hope Sandoval.
Bird on the water tombe donc dans une sorte de féerie et de mystère, où atmosphères célestes et étranges se côtoient par des arrangements hyper légers et léchés. Une batterie effleure les peaux et touche délicatement les cymbales, une harpe égrène quelques notes par-ci par –là, tandis que la guitare pose quelques arpèges discrets. Ajoutez à cela des sonorités de mandoline, de claviers et de violoncelle pour faire une place de choix à la voix de Marissa. Ca s’emballe un tout petit peu sur le sixième titre, Bird on your grave, mais l’album reste dans une sérénité déconcertante. Difficile donc de dire du mal de Bird on the water, à l’apparence si sincère… Excepté l’ambiance assez répétitive des chansons et des mélodies, à tel point que certaines se confondent. A part ça, Marissa Nadler offre un album bien produit, qui pourrait offrir à vos séances de relaxation ou de méditation un nouveau souffle en le remplaçant par vos vieux cd’s instrumentaux de flûte de pan. Si au hasard du net, vous écoutez les chansons de la belle avant de peut-être vous procurer l’album, vous comprendrez aussi pourquoi certains l’appellent « la sirène »…
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