Dance Hall

No Means No

vendredi 13 juillet

mercredi 20 juin 2007, par Yannick

No Means No est au punk (?) mondial et canadien (et pas l’inverse) ce que les Dead Kennedys furent au punk hardcore U.S, un glaviot irrévérencieux aussi éloigné de la moyenne du genre que possible mais absolument impossible à caser ailleurs et d’une certaine manière meilleur garant de l’hétérogénéité de la catégorie en question. Avec aux commandes deux faux frères (Mr Wright & Mr Wrong) aujourd’hui largement plus vieux que Joey Ramone (à qui ils ont rendu hommage dans leur projet bis Hanson Brothers, du Ramones sous amphétamines) et un troisième quidam, interchangeable parce qu’incapable de tenir le rythme, No Means No, c’est une entreprise de tabassage généralisé, aujourd’hui millésimée, qui ferait passer Frank zappa pour un manchot bégayant, les Sex Pistols pour un groupe de rockabilly acoustique et les spoken word d’Henry Rollins pour des pamphlets conservateurs. C’est énorme, barré, poétique comme le dégradé chromatique d’un oeil au beurre noir frais et drôle comme du Red Bull à l’arsenic à effet rapide. Le genre à décrire la faune d’une kermesse au boudin pour tirer le portrait d’un fasciste ordinaire en changeant quatre fois de rythme par minute sur un morceau qui en fait 7 ! Ces mecs là ont probablement découvert l’élixir de jeunesse mais ont certainement trouvé plus drôle de le distiller en un acide ultra-corrosif. Tant mieux.

Voir en ligne : No Means No

Rubriques

Dans la même rubrique