Pop Levi // The return to form black magick party

Counter Records / PIAS

mercredi 16 mai 2007, par Frederic

Magali publie ses photos et me donne ainsi, sans le savoir, l’occasion et le devoir de parler brièvement de l’album de Pop Levi, atterri dans ma boîte aux lettres il y a quelques mois déjà (hem... oui, je sais.)

Si le nom revendique directement le style, il n’en est pas moins intéressant d’y appliquer une oreille plus qu’attentive. Pop Levi s’embarque donc dans une pop accrocheuse, oui, mais si la différence avec les autres groupes du genre est bien là, le fait est qu’on ne sait jamais vraiment bien où. Enfin, si, peut-être. On est bien éloigné des Franz Ferdinand et autres Arctic Monkeys. Ce qui, en soi, fait déjà du bien. Mais aussi, le Londonien s’inspire ouvertement d’un des géants du hard rock, à savoir Led Zeppelin. Il ne singe plus ici la veine punk, mais se plonge corps et âme dans la décennie précédente pour en ressortir ce qu’elle avait de meilleur. Ainsi, Hendrix n’est plus très loin, Robert Plant, omniprésent, et on entrevoit ici et là les esquisses sensuelles du jeune Bolan. La pop lévite et joue du folk après quelques morceaux, on sent les essences fumeuses de la fin des années ’60 remonter le long de nos narines et on attend sagement le coucher de soleil pour aller se coucher dans un champ, une marguerite à l’oreille, à rêvasser. Pick-Me-Up Uppercut nous réveille cependant la minute suivante et l’efficacité du morceau ne fait qu’un tour dans les veines. Ce soir, on sait sur quoi on dansera.

Si mélanger les côtés nerveux et champêtres des années ’60 était le but premier de Pop Levi à la conception de The return to form black magick party, le bonhomme peut bien être fier de lui. Car son album est, après un hommage déguisé à la décennie fleurie, un caléidoscope contemporain des plus intéressants à retourner sous le soleil, exactement...

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