en concert
Two Gallants
le 12 mai 2007 au Botanique
jeudi 17 mai 2007, par
Vous vous êtes déjà amusés à imaginer le concert parfait ? A construire à l’intérieur de votre tête un spectacle sur mesure, rien que pour vous ?
Prenez un groupe, votre préféré du moment, celui qui a fait cet album que vous n’arrivez pas à délaisser malgré le temps qui passe. Pour moi, par exemple, ce serait Two Gallants. Puis, sélectionnez votre salle préférée. Moi je prendrais la Rotonde du Botanique. Mais comme j’aime bien mettre un peu de piquant dans mes rêveries, ce serait une surprise : le concert aurait été programmé ailleurs, et ce n’est qu’en débarquant, essoufflée par la crainte d’être en retard, que j’apprendrais qu’il a été déplacé dans la si jolie Rotonde. Evidemment, puisque je peux me permettre tous les caprices – nous sommes dans la pure spéculation – la salle ne serait remplie qu’à moitié, c’est plus confortable. Tant qu’on y est, quelqu’un aurait pensé à y disposer de charmants petits coussins, de manière à ce que tout le monde puisse paisiblement s’y asseoir.
Pour coller à cette ambiance, il faudrait que le groupe s’arrange pour faire un concert plutôt acoustique. D’ailleurs, j’ai déjà vu Two Gallants dans toute leur rage électrique, et il faut bien un peu de variation pour rendre encore plus vivace ma petite fantaisie ! Oui, en acoustique ça serait très bien : Adam Stephens pourrait simplement se percher sur une chaise, avec une guitare et un harmonica. Quant à Tyson Vogel, il retiendrait sa frappe, et jouerait avec les nerfs avides des spectateurs avides de le voir exploser.
Il y aurait bien quelques nouvelles chansons, pour le plaisir de découvrir ces textes toujours finement ciselés. Mais le gros du spectacle, ce serait le délicieux déroulement de mes titres préférés. Comme on est dans une optique acoustique, certains se révèleraient transfigurés… J’imagine bien Long Summer Day prendre des accents légers plutôt que rageurs, et Adam pourrait changer quelques vers de Nothing To You, comme un clin d’œil malicieux destiné aux plus attentifs. Le reste conserverait toute sa ferveur, rendue encore plus aride par une certaine retenue. Et si seulement ils trouvaient un moyen quelconque pour faire venir un violoncelle sur scène et interpréter un majestueux Threnody in minor B, ils pourraient presque m’extirper une petite larme – je suis toujours plus émotive en rêve. Ça terminerait par un Crow Jane palpitant. Un rappel, peut-être, et on se quitterait avec la satisfaction irréelle des choses qui se sont trop bien déroulées.
Mais mon imagination m’emporte, j’y mets trop de conviction… Ce n’est qu’un scénario idéal, et pourtant, me voilà toute songeuse, un peu comme si tout ça était réellement arrivé.