Karate * 29.03.01 (VK (Vaartkapoen)) - Bruxelles

3 avril 2001, par Jérôme

Karate n’est pas un nouveau groupe. Au contraire ils ont déjà quatres albums à leur effectif ainsi qu’une flopée de single. Toutefois, il y a maintenant un mois ce groupe n’évoquait pour moi que cet art de combat ancestral inventé par les japonais. Depuis lors beaucoup de choses ont changé. D’une part, parce que j’ai découvert un mp3 sur nameless (je les en remercie au passage) mais surtout parce que j’ai pu les admirer en concert au VK à Molenbeek. Je vais essayé de vous resituer le décor. Arrivé vers 20h00, d’emblée une petite déception s’annonce, pour on ne sais trop quel raison Moxie ne jouera pas ce soir-là. En attendant Sarma de Luxe j’ai pu observer la salle pendant une grosse demi-heure. Le VK est une salle communale beaucoup plus longue que large qui est très bien aménagée pour les concerts et aussi pour les soirées en tout genre. Vous rigolerez peut-être mais le décor ça fait aussi partie du concert. Bref, vers 20h45, rideau, Sarma de Luxe entre en scène. Il s’agit d’une formation flamande “classique” (guitares-basse-batterie) accompagnée d’un joueur d’harmonica et de synthétiseur. La musique qu’il propose est fondamentalement rock avec de-ci de-là quelques “envolées” qui nous rappellent un certain Pink Floyd. Seul regret, la voix du chanteur était beaucoup trop en retrait. Volontaire ou involontaire je ne sais pas, mais c’est en tout cas dommage parce qu’il semblait avoir une très bonne voix. Ce premier concert se termine rapidement et reçoit l’approbation d’un public encore peu nombreux jusqu’alors. Ensuite, juste le temps de prendre une chope au bar et les lumières s’éteignent déjà à nouveau. Les trois membres de Karate entrent en scène sans mot dire et entament la première chanson de leur dernier album “unsolved”. Le public, qui à présent rempli toute la salle, est conquis d’avance. La suite du set se fera en grande simplicité. Les chansons que le groupe propose oscillent inlassablement entre le jazz, le blues et le rock mais sans pour autant prendre parti pour l’un ou pour l’autre. Le jeux de la batterie et de la guitare se complètent d’ailleurs parfaitement dans ce style.Tous deux sont de très haut niveau et offrent une variété d’approche musicale impréssionante. Finalement Karate ne serait pas Karate sans la voix de Geoff Farina. Les mots qu’il prononce sont presque parlés et posés doucement sur la musique. Si parfois, il hausse le ton c’est toujours au bon moment. Le concert à duré un peu plus d’une heure et s’est terminé sur un long rappel bien mérité.

En résumé Karate est un groupe qui par sa qualité est à découvrir autant en concert que sur CD. Espérons les revoir en été.

< retour