Mogwai + Mùm * 06.05.01 (VoxHall) - Århus, Danemark

10 mai 2001, par georgia

le Danmark est le pays des belles filles et des fashion victims. donc dans une ambiance assez défilé de mode mais pourtant sympa, Mùm commence. Mùm est un groupe qui nous vient d'Islande et est composé de 4 musiciens, dont 2(vraies) jumelles. ils commencent directement, sans un mot, sans un regard. et c'est une découverte fantastique. ils semblent savoir jouer tous les instruments possibles et imaginables: du violoncelle au synthé en passant par la guitare, la batterie, l'accordéon, le xylophone, le piano-flûte (comment s'apelle ce truc...?) et le telephone-micro, le tout accompagné d'une table de mix et d'une boîte à sons. sur un fond électro se superpose le son typiquement islandais: un son céleste, féerique et calme, un mélange d'instruments ecclectiques, de trouvailles sonores et de chants féminins clairs et purs. ils ont un style bien à eux, mais on remarque une forte ressemblance avec Sigur Ròs. malgré cela et même si à la longue, les morceaux deviennent un peu répétitifs dans leur composition, l'impression magique reste et rien ne peut effacer le plaisir d'avoir découvert un bon groupe. après un set calme et court, ils quittent rapidement la scène sous une tonne d'applaudissements, sans avoir dit un mot excepté un merci presque inaudible avant de disparaître. Peu après, Mogwai arrive au compte goutte au son d'une intro rock´n roll et, comme Mùm, sans un mot. c'est mon premier concert de Mogwai après les avoir découverts il y a quelques semaines. pas mauvais, me suis-je dit, en écoutant le cd. et là, en concert, quelle claque fantastique. très peu d'anciens morceaux, très peu de chants, seulement une alternance grandiose entre passages calmes et passages noise a mourrir. c'est une musique qui monte, qui monte, tout le corps tremble et rester debout est presque impossible tant la musique penetre le corps. c'est entre la jouissance et l'insuportable, j'hésite entre rester encore et encore ou sortir en courant. le concert de plus de 2 heures se termine sur un rappel, l'apogée de la soirée. un morceau interminable , un bruit qui ne semble plus vouloir s'arrêter. puis, subitement, le son est coupé, juste quand on se dit qu'on n'en peut plus, les lumières se rallument et du vieux rock'n roll sort des baffles. déjà, on regrette...

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