Pavement * 04.11.99 (AB) - Bruxelles

4 novembre 1999, par Anelyse

Venus entre autres pour la promo de leur dernier opus un peu boudé "Terror Twilight", sorti ce été, les membres de Pavement semblaient être attendus au tournant par anciens fans et nouveaux convertis à la sauce "Carrot rope" et autre "Major leagues".

En première partie, un groupe dont je ne sais absolument rien (que ceux qui en savent plus me mailent leurs infos) si ce n'est qu'il s'appelle Solex, tente tant bien que mal d'enthousiasmer le public qui ne lui accorda, il faut bien le dire, qu'un accueil poli. Ca sentait , il est vrai, un rien le déjà-entendu voire même le trop peu original. Soit, passons l'apéritif!

Déjà, on respire que cette soirée va enfin avoir des airs de fête foraine car les micros se garnissent de très jolies guirlandes lumineuses aux tons poppy-flashy résolumment de circonstance. C'était sans compter l'apport du décor de fond , reprenant le design de la pochette mais qui oh! merveille! allait changer de couleur tous les deux morceaux , tout ça donnant une impression de ciel plein d'étoiles filantes du plus bel effet! Un bon , très bon point pour la scéno et l'éclairage, donc!

Mais et la musique dans tout ça? (je sais, je sais, la plupart d'entre vous n'en à rien à caler des jeux de lumière mais bon c'est un plus non négligeable, non?) Eh bien, Stephen Malkmus et ses accolytes semblent dans une forme éblouissante , on s'en prend plein les écoutilles, une bonne grosse heure d'allers-retours dignes des montagnes russes entre paroles délirantes et petits moments virtuoses de guitare, mélodies guillerettes et profondes (la fête, ils nous ont déjà prouvé assez souvent qu'ils savent l'installer!!).

Bob Nastanovitch a un pote dans le public qui fait des bulles de savon, Spiral se défonce entre percus et tambourins, Mark Ibold a toujours sa tête impossible et Steve West ses moches lunettes de grand-mère version années soixante, tout ça semble on ne peut plus (faussement...) naïf mais on s'amuse tellement qu'on en redemanderait bien une couche surtout après le plus qu'enchanteur "Shady Lane", que toute la salle reprend en choeur, et c'est à qui sautillera le plus haut.

Comme ils sont bien sympathiques, Pavememt, et que nous on a été très très sages, on a même droit à deux rappels (le deuxième fut d'ailleurs plus qu'incertain, les gens désertant déjà les gradins, et le groupe ne fut pas le moins surpris), un tout bon concert donc!

Un petit bémol cependant: à force de l'avoir (tellement, trop?) entendu sur les ondes, on aurait pas été contre une petite cerise du genre "Carrot Rope" sur ce gâteau tout à fait digérable...

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