WILL OLDHAM   GUARAPERO LOST BLUES 2

WILL OLDHAM * GUARAPERO LOST BLUES 2 (Domino) - WILL OLDHAM // GUARAPERO LOST BLUES 2

1er février 2001, par dEL

Il y a de ces albums qui nous marquent… et, souvent, dans les magazines ou webzines spécialisés, nous ne pouvons découvrir que les albums fraîchement sortis… mais les meilleurs albums étant intemporels et parfois aussi étant ceux passés sous silence par la critique musicale, pourquoi ne devrions vous parler que des albums sortis les plus récemment ?

C’est pourquoi, nous vous proposons ici d’évoquer les albums clés et qui nous ont marqués de par leur qualité intrinsèque et ce, peu importe le critère de la date de sortie. Dans le cadre de cette nouvelle rubrique (album redécouverte), nous vous parlons de l’album de Will Oldham : Guarapero : lost blues 2, un album sorti l’année passée (Domino records)...nous ne remontrons donc, pour cette première, pas beaucoup à travers le temps.

Issu de Louisville, dans le Kentucky, Will Oldham est une des figures phares de la scène folk- indie rock américaine et évolue dans un univers aux thématiques proches de la solitude, l’alcoolisme ou d’une certaine mélancolie…

Ce dernier a sorti divers albums sous différents noms : Palace, Palace Brothers mais également Bonnie Prince Billy ( avec un sublime album ‘I see a darkness’ vivement recommandé). Il peut également se vanter d’avoir eu des collaborations avec des artistes de qualité : Mick Turner et Jim White (Dirty Three), Bob Nastanovich (Pavement), Jason Loewenstein (Sebadoh)… et une production, pour certains morceaux, assurée par rien de moins que … Steve Albini.

Cet album, Guarapero, est composé en grande partie de faces B, de versions live, de reprises quelque peu modifiées de précédents morceaux…et sur une période allant de 1993 à 2000. Le livret de l’album reste cependant fort taiseux sur ces diverses compositions, nous n’en saurons donc pas davantage. L’album confère, pour ses seize morceaux qu’il renferme, un son et une production dénuée de lourds arrangements, minimaliste, réduite donc à de légères sonorités assez épurées. Avec cette voix se situant entre douceur et chaleur, Will Oldham nous emmène donc, et cela ne nous surprend guère, vers un monde, quelques fois sombre, empreint de sensibilité.

De par ces caractéristiques, certains le comparent volontiers à des artistes comme Nick Drake ou Leonard Cohen… de telles références devraient ne plus vous faire hésiter quant à la découverte de ce magnifique opus.

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